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Sans fard et sans filtre

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Qu’ils les violent avec un bout de bois clouté a lancé un militant présent ce 1er mai à Opéra, après que le service d’ordre du FN (« Honneur et Fidélité ». Telle est la devise du « Département protection sécurité » (DPS) ait évacué manu militari les trois Femen de leur balcon. Le bois clouté sans doute en référence à un quelconque supplice datant de l’époque de la bergère, pucelle elle par contre…

C’est, à l’évidence, plus facile de sortir sous les coups trois femmes activistes qu’un vieux con de la scène.

Quelques minutes auparavant, plusieurs manifestants écumaient de haine Nique ta mère sale pute. Une jeune femme s’égosillait sale négresse de merde… A bien y regarder elles étaient très blondes et claires de peau sur ce balcon pourtant.

On les comprends, enfin ils pouvaient se soulager. Un bail qu’ils le retiennent leur caca les pauvres. Les invariants semble l’emporter largement sur les changements au FN. Pas si facile de changer un parti. Même si les chaines d’infos en continue retransmettent EN DIRECT son allocution du 1er mai, l’entreprise politique de Marine Le Pen a encore du boulot dans la construction d’une façade partisane totalement normalisée. Et in fine ce processus de « dédiabolisation » n’est-il pas à l’oeuvre dès lors que Jean-Marie Le Pen est appelé à la présidence de ce parti lors de sa fondation ? Parce qu’il représente à cette époque une figure beaucoup plus respectable et consensuelle de l’extrême droite que les leaders d’Ordre nouveau.

Alors donc, le 1er mai il faut être clean devant le peuple de France qui les regarde. Eh là ce fut la chienlit.

Bruno Gollnisch frappait des journalistes avec un parapluie, épaulé par plusieurs militants frontistes qui distribuaient les coups et éructaient sales journalistes de merde ! Pédés de rouges. Pédés de rouges c’est pratique, ça permet de pas être en reste avec le temps bénit de la Manif pour tous où on avait pu dégobiller mélangé avec toutes les grandes familles de droite, sur les pédés et les gouines à l’envie, eh pis les « rouges » eh ben c’est les « rouges » quoi. Déjà ils sont pas mécontents d’avoir supplanter ces salopards chaque 1er mai…

Pendant ce temps là, Marine Le Pen saluait ces Français qui gardent calme et courtoisie… Sur scène elle était sans doute trop loin pour entendre la courtoisie de ses supporters.

Et nous on oubliait pas que 20 ans plus tôt, un homme de 30 ans a eu le « tort » de marcher en « marge » du défilé du Front National, poussé à la Seine, il y laissait sa vie.

Pour se mettre belle

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Celles qui aiment les ambiances « lounge », épurées, aseptisées passeront leur chemin, ici on parle cash, y’a de la place, ou pas. Donc si tu veux, tu te poses là-bas et tu patientes. Et tu observes, et tu écoutes, et tu souris…

Rose enchaîne les déposes de gel semi-permanent, les manucures, les poses de vernis. Elle sourit avec les yeux derrière son masque. Elle est née dans la province de Zhejiang en Chine.

Dahlia s’affaire elle à la beauté des pieds des clientes, encore nombreuses ce dimanche. Le Parc des Buttes-Chaumont est gorgé de soleil et de touristes en short, et au bac de Dahlia on parle enfance à Livry-Gargan, rue Louis Jouvet, hall A6.

La théière partage une étagère avec la pile de serviettes blanches. Tout un tas d’objets en argent trônent au dessus des tubes de couleur. Karim et son collègue rivalisent de génie pour mettre en forme les brushings de ces dames. Le lisseur n’a pas le temps de refroidir.

Ici on cause et on cause beaucoup. Ici on fait tout, des cheveux, aux ongles, aux soins du corps. Edith sert le thé et propose les adresses des meilleures grillades, des foies et des salades de poivrons. On parle de ceux qui sont partis mais surtout de ceux qui sont sur le chemin du retour.

Ici ta fille peut rester assise à tes côtés et on est attentif à elle. Ici on t’appelle par ton prénom, on te tutoie mais on ne cherche pas à savoir qui tu es.

Ici c’est Paris, celui du 19ème arrondissement…

« C’était mieux avant ! » C’est quand qu’on devient de vieux cons ?

La nostalgie peut être caractérisée par plusieurs termes : par exemple « le bon vieux temps », ou bien encore « la belle époque ». La nostalgie évoque toujours un sentiment qui prétend que le passé était toujours mieux, plus agréable, et qui fait fi des données attestant que « le bon temps » n’était pas toujours si beau que cela, et en tout cas pas pour tout le monde…
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On se moquait gentiment de nos parents qui frétillaient en entendant quelques notes d’un « tube » ou disons celles d’une chanson en vogue alors qu’ils fêtaient leur vingtième anniversaire. Et là on se surprends à sourire en grimpant dans un taxi baigné des airs de Radio Nostalgie justement. On adoooore Michel Delpech, des oies sauvages à Laurette.
On traque sur le site auboncoin.fr les meubles, objets, accessoires « vintage ». On frôle l’hystérie à la vue du sac en cuir marron, le bon marron, aussi vintage et en bon état que possible, on est au bord du malaise vagal alors qu’on vient de rater les fauteuils en cuir dont on ne pouvait pas se passer, à la limite de l’orgasme à la livraison du bureau d’internat des années 1950.
« L’irréversible ou la nostalgie ». Le vieillissement représente un éloignement temporel. Bien sûr il y a dans la nostalgie sous toutes ses formes le regret de l’enfance. Les fins de dimanche après-midi à regarder Starsky et Hutch ou Franck, chasseur de fauves, parce qu’on était quand même bien calée dans le canapé au chaud, entre sa soeur et son frère, et ses deux parents étaient là, bien en vie.
On ne s’extasie pas devant la qualité de l’opus Boys, boys, boys de Sabrina, ça nous rappelle en fait 1987 et nos efforts pour maitriser la langue de Goethe… La DDR existait encore…
Période bénit de nos années d’enfance, où on ne se souciait pas de son capital soleil et jouait sur les plages avec les bidons et autres « plastiques » vomit par la mer sur le littoral, durant lesquelles les tomates avaient un « vrai » goût de tomate, et le poulet se libérait lui de ses hormones à la cuisson.
Période bénit de l’enfance où on ne nous adressait plus la parole parce qu’on jouait avec les « portos » dans la cour de l’école (pire encore s’il s’agissait de « celle de l’Ile de la Réunion »…)
Années collège où on ne dormait pas la nuit avec le visage d’Omaira Sanchez emprisonnée pendant trois jours et trois nuits dans l’eau, entre des blocs de béton et autres débris, agonisant sous l’oeil des caméras, après l’éruption du volcan Nevado del Ruiz en Colombie. Années idylliques où la radio annonçait la défenestration le 14 novembre 1983 d’Habib Grimzi du train Bordeaux-Vintimille, après avoir été battu à mort par trois jeunes candidats à la Légion étrangère, où les municipales de 1983 c’était Dreux, où l’un de ses oncles se vantait de son adhésion au FN et entrainait son berger allemand dans les caves de Boissy Saint Léger.
On se souvient avec bonheur et délectation de ses années de militantisme étudiant. Douce époque où on n’avait pas un rond, on vivait dans 9 m2, on affichait 42 kilos sur la balance. On arrachait des affiches de l’Oeuvre Française collées avec du verre pilé, se faisait courser par les mêmes à travers le campus. On gagnait plus d’élections étudiantes que d’UV (Unités de Valeurs) mais qu’est ce qu’on rigolait. On connaissait ses premiers grands amours et des amitiés que les années n’ont pas émoussées. Et tout ça à Poitiers !
Ah ces années de jeunesse, de teint frais, de dents parfaitement blanches, où on découvrait Paris. Paris, octobre 1994, Cleews Vellay mourrait du sida à l’âge de 30 ans. Plus de 500 personnes accompagnait son cercueil de la rue Keller jusqu’au cimétière du Père Lachaise.
Le « bon vieux temps » ce n’est peut être pas ici et maintenant, mais pour faire bien une petite citation de Jacques Stern : « Nous avons tendance à oublier pourquoi on appelle cela “le bon vieux temps” ; le temps était vieux, pas nous« .

Seul le prononcé fait foi

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Combien de fois entends-on « j’te jure je lui aurais bien dit que – j’ai faillit lui répondre – j’ai pensé lui dire » ? Bienséance ou petite lâcheté, il est rare que l’on dise vraiment « aux gens » ce que l’on pense d’eux, de ce qu’ils viennent de dire etc.

Le vice est même parfois poussé à l’excès. Combien de fois ai-je entendu « tu y es allée fort – tu n’aurais pas dû lui dire ça – à ta place je n’aurais pas dit çi ou pas dit ça« .

Dans une atmosphère baignée de « coeurs avec les doigts » et d’images d’ours ou de chats ou chiens « cro-mignons », adopter l’attitude du « cash » n’a pas le vent en poupe (et non pas en poulpe – private joke).

A notre rescousse, Aristote reconnait que la sincérité comme la fausseté peuvent être utilisées dans un but précis ou sans but, mais que le « véritable caractère [de tout homme] se révèle dans le langage, les actes et la façon de vivre, toutes les fois qu’il n’agit pas en vue d’une fin. » Il indique que la sincérité est une vertu noble, et que son contraire est méprisable.

Méprisé est pourtant celui ou celle qui s’aventure à dire « pour de vrai » ce qu’il/elle pense. Dans la même mécanique que l’empathie a « le seum », dire en toute sincérité ce qu’on pense par exemple de son attitude  à quelqu’un est parfaitement ringard et crée les pires difficultés relationnelles.

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 On ne dira pas : « Tu me prends vraiment pour une baltringue » – On préférera : « J’ai dû rater un épisode« 

Pourtant il est plus que vraisemblable que cet individu sous-estime sévèrement votre intelligence.

A en croire un célèbre proverbe du XIIIème siècle le mensonge et la dissimulation ont leurs vertus. En effet, il serait préférable de taire certaines vérités susceptibles de blesser son interlocuteur.

Le bon sens proverbial ou Aristote… ?

Anne, ma soeur Anne…*

* Anne, ma soeur Anne, Louis Chédid, 1985

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Bel hommage de Louis Chedid à cette enfant victime de « l’historique hystérie » nazie dans cette chanson Anne, ma soeur Anne sortie en 1985. Anne Franck est morte il y a 70 ans. Elle aurait eu 85 ans.

J’avais 13 ans, l’une de mes tantes m’offrait Le Journal d’Anne Franck, le livre composé du journal intime tenu par Anne Franck une jeune fille allemande, juive, exilée au Pays-Bas avec sa famille. Et je plongeais littéralement dans le quotidien de Anne 13 ans recluse avec sa famille et 4 autres personnes parce que juifs,  dans « l’annexe », cette partie cachée tout en haut de la maison du 263 Prinsengracht à Amsterdam. L’Allemagne nazie occupe les Pays-Bas.

Le 9 octobre 1942, elle écrit « La radio anglaise parle d’asphyxie par le gaz. Je suis complètement bouleversée. »

En 1979, exceptionnellement mes parents nous autorisaient ma soeur et moi à regarder la télé un mardi soir après 20h. Les Dossiers de l’écran sur Antenne 2 diffusaient la mini-série américaine qui décrit la destruction des juifs d’Europe à travers l’histoire de deux familles de Berlin, l’une juive, l’autre nazie (Holocaust).

Là on n’était pas dans une série, on était dans l’écrit. La narration écrite par une jeune fille qui avait mon âge contrainte de vivre durant deux années à huis-clos, avec 7 autres personnes. Ce n’est que grâce à un miroir qu’elle pouvait apercevoir le ciel.

A 13 ans, on ne tient pas en place, on veut tout découvrir, on croit tout savoir, on veut aimer, être aimé. Peter-van-Pels-and-Anne-Frank7

Elle est réduite au silence à journée entière, le moindre bruit émanant de l’Annexe révélerait la présence des clandestins réfugiés au dernier étage de l’entreprise de son père Otto. Outre la famille Frank, quatre autres Juifs sont cachés dans l’annexe : Hermann et Auguste van Pels et leur fils Peter, et Fritz Pfeffer. Quatre employés de l’entreprise d’Otto aident les clandestins. Les clandestins ont quotidiennement peur d’être découverts. Et ce n’est pas si simple que ça de vivre à huit dans un espace aussi étroit.

“C’est une sensation très étrange, pour quelqu’un dans mon genre d’écrire un journal. Non seulement je n’ai jamais écrit mais il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s’intéressera aux confidences d’une écolière de treize ans.”

“L’idée de ne jamais pouvoir sortir m’oppresse aussi plus que je ne suis capable de le dire et j’ai très peur qu’on nous découvre et qu’on nous fusille, évidemment une perspective assez peu réjouissante.”

“Ne me juge pas mal, mais considère-moi plutôt comme quelqu’un qui de temps en temps a le cœur trop lourd.”

“La chose importante à garder en tête est qu’il ne faut jamais attendre une minute pour commencer à changer le monde.”

“Moi, je veux continuer à vivre, même après ma mort.”

Dernière phrase écrite par Anne Franck, 3 jours avant son arrestation et celle de tous les occupants de l’Annexe, le 4 août 1944 : “Je ne cesse de chercher un moyen de devenir comme j’aimerais tant être et comme je pourrais être, si..personne d’autre ne vivait sur terre. »

Le 4 août 1944, les clandestins sont arrêtés. Quelqu’un les a dénoncés. Ils sont déportés via le camp de transit de Westerbork à Auschwitz. Seul Otto survit à la déportation, tous les autres clandestins de l’annexe trouvent la mort. L’identité du délateur n’a jamais été découverte.

Anne est arrêtée avec les autres clandestins. Dans le camp de concentration d’Auschwitz, Anne se retrouve avec sa mère et sa soeur dans une baraque. Par la suite, Anne et Margot sont envoyées à Bergen-Belsen. C’est là qu’Anne meurt, en mars 1945, à l’âge de 15 ans.

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Faut-il interdire La Reine des Neiges ?

Libéréééééée… délivrééééée… Délivrée de La reine des neiges ne serait-ce pas merveilleux ?

La Reine des neiges est le 127ᵉ long-métrage d’animation et le 53ᵉ « Classique d’animation » des studios Disney. Sorti en 2013, il est librement inspiré du conte éponyme de Hans Christian Andersen publié en 1844. « Librement inspiré » c’est le cas. Et avec son cortège de « tubes » qui s’égraine inlassablement, il est devenu quasi quotidien dans mon salon depuis de longs mois déjà.

Le « petit plus » reste l‘amour est un cadeau mettant en scène Anna et le méchant Hans qui use et abuse de la crédulité de cette pauvre petite Anna :  » – Anna : J’ai envie de vous dire une chose totalement insensée – Hans : J’aime les idées insensées. – Anna : Toute ma vie je n’ai trouvé que des portes fermées. Jusqu’au jour où je suis tombée sur vous – Hans : C’est aussi le sentiment que j’ai, parce que j’ai passé mon temps à chercher ma bonne étoile. Jusqu’à cette grande fête royale où mon cœur se régale. – Anna : Avec vous. – Hans : Avec vous, je n’hésite plus. – Anna : Je vous ai vu. – Ensemble : Et j’ai découvert un sentiment nouveau. L’amour est un cadeau! L’amour est un cadeau!- Hans : Comment expliquer – Anna : Quoi? – Hans : Qu’un inconnu finisse. – Anna :Toutes vos phrases – Hans : C’est ce que j’allais vous dire! – Anna : Je ne connais personne. – Ensemble : Qui me ressemble autant! Nos âmes sont comme synchronisées. Une seule façon de l’expliquer. – Notre – Amour – Est – Si. Ensemble : Si évident! – Dites adieu – Dites adieu. Ensemble : Aux douleurs du passé. Ce qui nous attend est bien plus beau! Pour nous! – Pour nous! – Pour nous! – Pour nous! Ensemble: L’amour est un cadeau. – Hans : J’ai une idée des plus insensées, voulez-vous m’épouser? – Anna : J’ai une réponse encore plus insensée. Oui! ».

Je ne suis pas parvenu à regarder une seule fois dans son intégralité cette épopée de deux soeurs princesses, de cette histoire de coeur de glace et je ne sais même pas si Hans épouse Anna…

En 1978, je pense avoir tué les premiers espoirs que mes parents avaient fondé sur moi en fredonnant non stop You’re the one that I want. Oh My God, je viens d’établir un parallèle entre un classique d’animation des studios Disney et le désormais cultissime GREASE ! Il n’empêche que le 45 T (pour 45 Tours) a fini rayé c’est sûr et que ma soeur et moi arborions fièrement un badge avec Olivia Newton-John et John Travolta.

Faut-il interdire à la chair de sa chair de s’intoxiquer ainsi que toute sa famille à grands coups de chansonnettes rejetées par certains comme un symbole honni de la sous-culture américaine ? Et le condamner ainsi à la mise au ban de la cour de l’école maternelle ?

Ce que je sais c’est que ça persiste, mais tout autant que Black M qui dit que « Parce que Dieu est grand, et on est seul, on meurt seul« , ou Papaoutai et son refrain hypnotique. Ce que je sais c’est qu’on peut éveiller le sens de l’humour et le second degré chez un enfant en parodiant à l’envie ces morceaux d’anthologie. Ce que je sais c’est qu’on peut se rassurer parce que tous les champs des possibles en matière d’écoute musicale sont ouverts à l’enfant en question… et qu’en matière d’écoute compulsive d’un même morceau, elle a n’a pas rien à envier à sa mère capable d’enchainer, sans ciller, dix fois Modern love… 😉
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Le « Lâcher-prise »… A toutes mes amies qui sont « tout(es) en un(e) »

  1. On allège son agenda
  2. On libère son mental pour mieux dormir
  3. On arrête de s’inquiéter
  4. On cesse de critiquer
  5. On finit ce qu’on a commencé

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Voilà les 5 « astuces de Top santé pour « lâcher-prise ». « Lâcher-prise » c’est accepter ses limites… Voilà bien le problème ! Mais jouons le jeu des « astuces » en vogue du moment. A force de vouloir contrôler tout ce qui nous entoure, nous gaspillons notre énergie et perdons notre sérénité. Jusqu’ici on est d’accord !

Quand on vérifie chaque jour l’expression « en avoir plein le dos », que l’on ne desserre pas les mâchoires de la nuit, l’idée de se mettre au yoga au pied du lit peut germer un instant.

Alors est-ce à dire que lâcher prise implique de renoncer à ses objectifs ? Pas nécessairement. Lâcher prise, dans l’immédiat, peut être parfaitement compatible avec l’action, mais impliquera parfois une action différente ou différée (procrastination ?). « Penser de façon obsessionnelle à un problème est la plupart du temps complètement inefficace et ne le règle surtout pas. Au contraire, s’en détacher provisoirement peut permettre au cerveau de faire émerger certaines solutions et surtout de laisser la place à l’originalité et la créativité ».

Alors place à l’originalité et à la créativité !

  1. On allège son agenda. Au bureau à 18h pétantes, on regardera en souriant sa « to do list », on la passera au broyeur et on sortira par une porte dérobée sans explication à donner ! On n’entendra pas le téléphone sonner et on ne vérifiera pas ses mails… (A tenter une fois au moins 2h un jour juste pour voir… ;-). Lorsque la vie de toute une semaine génèrera une atmosphère des plus « conviviales » et que son petit cadre de vie se transformera en un grand bordel, on gardera son sang froid parce qu’on sait bien que Blanche-neige ne manquera pas de débarquer avec ses amis animaux de la forêt pour rendre à l’appartement son charme initial. Les zoziaux s’occuperont du linge et les lapinous du lave-vaisselle. Pendant ce temps là on se calera dans le canapé avec le livre qu’on a jamais eu le temps de finir.
  2. On libère son mental pour mieux dormir… THC ? On pratique des exercices de respiration profonde ? On marche dans le quartier avant de se coucher ? On emprunte un chien et on le promène ?
  3. On arrête de s’inquiéter… Là c’est quasi joker. Je suis née inquiète.
  4. On cesse de critiquer. J’ai commencé…
  5. On finit ce qu’on a commencé. Qu’on arrête de m’en rajouter alors !

Sérieusement je commence l’aqua-bike très prochainement, je suis allée courir dimanche dernier dans le parc… je me fais masser chaque samedi, j’essaie de tenir à 5 cigarettes par jour, je n’ai pas arrêté le café mais j’ai démarré la camomille, je reste de bonne humeur au moins 2 heures par jour, j’ai bloqué et signalé les racistes et antisémites qui me pourrissaient sur twitter, je passe de plus en plus de temps avec de belles personnes dont mes enfants… j’essaie de me convaincre que je ne suis qu’à la moitié de ma vie…

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